"Privée de subvention, l’association qui fait du lien avec la Roumanie veut rebondir" / Ouest-France / Avril 2025
Malgré la suppression de la subvention du conseil départemental les membres de l’association Solidarité 35 Roumanie ne se démoralisent pas et cherchent de nouveaux partenariats pour continuer à entretenir les liens avec leurs homologues roumains.
Solidarité 35 Roumanie a tenu, samedi, son assemblée générale. L’association regroupe treize communes d’Ille-et-Vilaine jumelées avec des villes du Judet, département de Sibiu en Roumanie. Comme L’Hermitage qui est jumelée avec la ville roumaine Copsa-Mica.
L’association œuvre à favoriser les relations entre Français et Roumains, à faire découvrir les cultures de chaque pays via des chantiers de jeunes notamment. Dans chaque pays sont mis en place des conférences, concerts, expositions, et des spectacles.
« Il y a deux ans nous percevions 15 000 € »
Mais, aujourd’hui, l’association doit trouver des solutions pour s’adapter à la suppression des subventions émanant du Département.
« Il y a deux ans nous percevions 15 000 €, l’année dernière 4 000 €, cette année il n’y a plus de subvention. En juillet, nous avons licencié une secrétaire permanente qui œuvrait pour nous et pour une autre association de solidarité pour le Mali », raconte Catherine Sinquin, présidente de l’association.
« Nous ne sommes pas pour autant désabusés »
Et de poursuivre : « Il n’y a pas d’animosité de notre part envers le Département car celui-ci doit voter un budget à l’équilibre en fonction de ses rentrées financières. Donc depuis cette date, nous essayons de maintenir nos activités avec les seules forces de bénévoles.
« Nous ne sommes pas pour autant désabusés, poursuit Krystine Belfatmi, secrétaire de l’association Nous voulons être optimistes et nous engager vers de nouvelles orientations, en nouant des partenariats comme avec Breizh Insertion Sport, Inter Plus Value… »
"Près de Rennes, un chantier international réunit des jeunes Français, Roumains, Moldaves, Ukrainiens / Ouest-France / Août 2024
Un chantier international, éco-environnemental, se déroule à Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine). Toute la semaine, des jeunes de La Mézière, L’Hermitage, La Guerche, Corps-Nuds, retrouvent des jeunes Roumains des communes jumelées. De jeunes Moldaves ainsi que des Ukrainiennes réfugiées en Ille-et-Vilaine, complètent le groupe.
C’est une mission pilotée par Solidarité 35 Roumanie (S35R), une association rennaise qui existe depuis plus de vingt ans, et qui entretient des liens privilégiés avec le département de Sibiu (Roumanie).
Le chantier se situe sur le circuit de randonnée de La Hautière. « En fait, il y a deux endroits au niveau desquels les jeunes interviennent«
précise Krystine Belfatmi, organisatrice des séjours pour S35R. « « Il s’agit d’une part de la restauration d’une passerelle en bois qui enjambe un petit ruisseau et, d’autre part, de la réalisation d’un plessis dans une zone humide. Pour l’aménagement de cette partie de sentier, nous construisons un petit muret fait d’un tressage de branches de noisetier récoltées sur place, complété d’un paillage constitué de copeaux, qui permettra le passage des randonneurs. C’est le deuxième chantier organisé par l’association après celui de l’an dernier qui avait eu lieu en Roumanie. «
Des moments de travail et de détente
Vingt-quatre jeunes travaillent environ cinq heures par jour. Certains d’entre eux sont sur le terrain, d’autres s’occupent de l’intendance basée au centre Les Bruyères. Le plus jeune est Petru, 12 ans et de nationalité roumaine, la plus âgée, Diana, 19 ans est, elle aussi, roumaine. La plupart ont participé au chantier de l’an passé à Sibiel, commune de Roumanie située dans le département de Sibiu. Mais après l’effort, le réconfort : les jeunes peuvent se détendre. Des sorties pour découvrir la région ont été organisées : visite de Saint-Malo, de la pointe du Grouin, du Mont Saint-Michel, du Val sans retour. Le premier jour a été consacré à des Olympiades et les soirées à des veillées. C’est une belle occasion d’échanges interculturels que ce soit entre volontaires venus d’autres pays ou avec les locaux
, confie Fabiola Rusu, encadrante roumaine. Une vraie envie de découvrir l’autre.
»
Un compte rendu de cette nouvelle aventure vécue à plusieurs, sera rédigé en trois langues, de façon à immortaliser par écrit cette expérience enrichissante de la solidarité. Pouvoir mobiliser, fédérer autour d’un projet collectif, est une réelle chance pour nous tous. L’équipe est chouette, l’ambiance très sympathique et l’entraide est vraiment le mot d’ordre
, se réjouit Krystine Belfatmi.
